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 Nothing Left to Lose (TAURIEL & GANDALF)

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Thranduil



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MessageSujet: Nothing Left to Lose (TAURIEL & GANDALF)   Lun 9 Mar - 21:41



NOTHING LEFT TO LOSE

« Whatever the time, whatever we do,
happiness will always have the taste of yesterday »


Malgré le temps qui passait, les convictions de Thranduil ne faiblissaient pas.

Bien au contraire.

L'avis défavorable de Saruman n'avait pas su le détourner de ses projets de guerre, et Dol Guldur restait irrémédiablement dans son esprit, telle une obsession trop longtemps refoulée. Si jusqu'à présent Thranduil s'était contenté de défendre son royaume - du moins ce qu'il en restait - il avait fini par comprendre - par accepter - que les forces de l'Ombre ne pourraient être éternellement repoussées et qu'un jour viendrait où elles les prendraient tous. Thranduil avait vu la Première Ombre s'abattre sur le Monde, il avait vu tomber une à une les plus grandes citées elfiques et savait pertinemment que cette Ombre nouvellement reparue n'épargnerait personne ... et certainement pas la Forêt Noire, ni aucun autre royaume sylvain. Les souvenirs de ces temps obscurs demeuraient gravés dans son esprit, et il ne pouvait plus se résoudre à attendre que les choses se passent : s'ils voulaient avoir une chance de vaincre ce qui pullulait dans l'est, ils devaient agir, avant de ne plus le pouvoir.

Et c'était ce qu'il avait l'intention de faire.

Thranduil n'était pas sans connaître les risques d'une telle mission, et s'il avait su préserver son peuple jusqu'à maintenant, il était aujourd'hui près à le sacrifier pour permettre au monde de subsister. L'héroïsme n'avait jamais fait partie des qualités de Thranduil - il n'était pas un héros et ne l'avait jamais été - et ce n'était pas le côté glorieux de cette mission qui l'attirait, mais bien le sentiment de faire quelque chose qui devait être fait. Cette forteresse se trouvait sur son royaume et c'était à lui de s'en débarrasser, ou de mourir en essayant. Car après tout, Thranduil n'avait plus rien à perdre. La seule et unique chose qui comptait encore pour lui était loin, très loin, et s'il avait longtemps cru que le départ de Legolas n'était qu'un caprice, Thranduil avait finis par se rendre compte à ses dépends que le prince n'avait jamais été aussi sérieux ... car il n'était jamais revenu et, de toute évidence, ne reviendrait jamais.

Rares étaient les elfes à savoir ce qui se préparait à Vertbois-le-Grand, et pour éviter tout fracas Thranduil n'avait avertis personne, exceptés quelques un de ses plus loyaux capitaines - dont Tauriel ne faisait plus partie - Le Roi du Vertbois n'était pas stupide et savait pertinemment que l'annonce d'une telle mission en refroidirait plus d'un, même parmi les plus valeureux ... nombreuses seraient les pertes et Thranduil en avait conscience, aussi respectait-il les derniers instants de paix de ses guerriers, car l'ignorance était le plus beau des bonheurs.

Depuis qu'il avait partagé avec Curunir son désir de reprendre Dol Guldur, le roi s'attendait à recevoir tout genre de dissuasions visant à le détourner de sa mission, aussi ne fut-il pas surpris lorsque, un jour, l'une de ses sentinelles arriva pour lui faire part de l'arrivée de Gandalf le Gris dans la Forêt Noire ... et il fut encore plus exaspéré d'apprendre qu'il était passé sans que personne ne l'aperçoive. Le vieil homme avait su trouver son chemin au travers du Vieux Sentier des Elfes, et ce n'était pas du goût du roi. Ainsi, Mithrandir attendait déjà dans les halls du palais lorsque Thranduil apprit son arrivée, et il fut un instant pris de cours. Il n'avait pas préparé sa personne et encore moins son humeur pour une telle rencontre ... L'arrivée impropice de Mithrandir éveilla donc en Thranduil une contrariété non négligeable. Si le roi - et il le reconnaissait - avait joué un rôle dans le départ de Legolas, le magicien n'y était pas non plus pour rien, car c'était bel et bien lui qui avait rameuté les nains d'Erebor et, de ce fait et indirectement, semer le trouble dans le Rhovanion. Thranduil n'était pas près de le lui pardonner ...

Vêtu d'une tunique longue et de sa cape de soie noire et rouge, le roi se dirigea d'un pas ardent vers la salle du trône, où l'attendait l'Istari. Il trouva à ses côtés Tauriel, qui avait surement dû lui tenir compagnie le temps que le roi arrive. Sans plus attendre, Thranduil s'adressa au magicien.

« — Et bien et bien ... 6000 ans, et pourtant me voilà surpris. Je ne sais par quel miracle vous êtes arrivé jusqu'ici, Mithrandir. De toute évidence, votre adresse est plus importante que votre aspect ne le laisse présager .... » affirma le Roi du Vertbois d'un ton que se voulait faussement chaleureux.

« — ... à moins que ce soit nos frontières qui, malgré mes ordres, demeurent perméables » Thranduil tourna alors un regard réprobateur vers Tauriel.

Il fit une courte pause avant de continuer.

« — Allons dites-moi, Mithrandir, que me vaut l'honneur de votre visite ? » demanda le seigneur elfe, toujours sur le même ton.

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Dernière édition par Thranduil le Sam 14 Mar - 23:45, édité 4 fois
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MessageSujet: Re: Nothing Left to Lose (TAURIEL & GANDALF)   Lun 9 Mar - 23:16

Tauriel vaquait assidûment à ses responsabilités de capitaine de la garde royale en passant en revue l'état d'usure de l'équipement des gardes qui étaient sous ses ordres. Les lames acérées aux courbes aussi effilées que leurs fils étaient alignées sur un présentoir de bois finement ouvragé. Tauriel effleurait une à une de la pulpe de son pouce la totalité du tranchant de ces redoutables épées pour s'assurer qu'aucune n'était émoussée. Elle aurait bien pu confier cette vérification à un subalterne mais sa conscience professionnelle le lui interdisait. Elle tenait à s'assurer elle-même que tout était optimal.

Depuis que son souverain lui avait accordé le droit de réintégrer son poste de Capitaine de la garde royale, Tauriel marchait sur des œufs pour le satisfaire et tenter de lui faire oublier un temps soit peu les événements qui le fâchèrent lors de la bataille des 5 armées. Elle s'était laissé emporté par les élans de son cœur au détriment du rôle qui lui incombait. Elle l'avait d'ailleurs tristement regretté et de manière double puisque l'élu de son cœur, Kili, trouva la mort sous ses yeux et Thranduil lui fit payer ce manquement en la bannissant du royaume de Vertbois-le-Grand. Tauriel le savait, son roi n'était pas du genre à se laisser aller à une mansuétude dénuée d'intérêts personnels. Si elle était de nouveau à son service, c'était bien pour que le prince finisse par l'apprendre et qu'il daigne revenir auprès de son père. Tauriel évoluait donc sur une fine pellicule de glace sous laquelle la froide justice de son souverain guettait le moindre de ses faux-pas, prête à surgir pour l'anéantir.

Tauriel était pensive. Son esprit parcourait en songe éveillé les terres du milieu à la recherche du prince de Vertbois-le-Grand. Elle souhaitait de tout cœur que rien ne lui était arrivé. Il y avait si longtemps qu'elle n'avait pas eut de nouvelle rassurante de lui.

Un tumulte de voix dans le couloir adjacent à la salle des armes la tira de cette réflexion. Elle reconnu les voix de Aldenaren et Sifröen, deux vaillants gardien elfes qui officiaient sous son commandement. Elle sortit et s'enquit de ce qui semblait les agiter.

"Ma captaine, Mithrandir vient de se présenter aux portes du palais"

Tauriel eut une expression de surprise et d'inquiétude. La présence du magicien gris n'augurait bien trop souvent que l'annonce de fâcheuses nouvelles. Elle ne l'avait pas revu depuis le jour funeste où Kili avait été tué. Elle congédia les deux gardes en leur commandant de se rendre au quartier des troupes pour les prévenir de se tenir prêt à réagir aux ordres qui pouvaient découler de cette visite inopinée.

L'arme au coté, elle pressa le pas, avançant jusqu'aux portes du grand Hall pour accueillir le vieux magicien qui attendait patiemment qu'on lui en autorise l'accès. Quand elle y fut elle marqua un temps d'arrêt après avoir ouvert la double porte richement ornementée des runes ancestrales du peuple des Elfes gris. Puis effectuant un signe de tête respectueux elle prit la parole:

"Gandalf le gris, vous avez prit de grands risques en venant jusqu'ici. J'ose pouvoir dire que vous y êtes le bienvenu" Elle fit signe à l'Istari d'entrer puis continua "Mais ce n'est pas à moi d'en convenir. Je gage que mon Roi sera curieux de connaître la raison de votre venue. Espérons néanmoins qu'il n'en prenne pas ombrage ..." laissa-t-elle en suspend comme pour souligner le fait que venir ainsi de son propre chef pouvait être assez mal perçu par son altesse.

Ouvrant la marche elle le guida jusqu'à la grande salle d'audience où elle le laissa se positionner en avant face au trône. Elle prit place légèrement en retrait et s'agenouilla respectueusement en baissant la tête quand le roi des Elfes fit son entrée. Bien qu'elle ne se risqua pas à croiser directement le regard azuré de son souverain, Tauriel percevait par l'attitude corporelle et le ton la voix du roi Thranduil que la présence de Gandalf en son palais n'avait que bien peu de chance de le ravir.

« — Et bien et bien ... 6000 ans, et pourtant me voilà surpris. Je ne sais par quel miracle vous êtes arrivé jusqu'ici, Mithrandir. De toute évidence, votre adresse est plus importante que votre aspect ne le laisse présager .... »

Tauriel regarda discrètement le magicien du coin de l'oeil.
*hm ... je vous aurai prévenu Gandalf ...*

« — ... à moins que ce soit nos frontières qui, malgré mes ordres, demeurent perméables »

Confuse, Tauriel ne releva pas la tête mais elle fit une moue désolée en regardant le sol. Car même si elle savait ne pas être capable surveiller elle-même toutes les allers et venus aux travers des limites du royaume de son suzerain, elle était néanmoins en partie responsable du manque éventuel d'efficacité dont pouvaient faire preuve les gardes en charge de la surveillance de celles-ci. Tauriel déglutit et garda le silence pour écouter la suite de l'entretien entre Thranduil et le magicien gris.


« — Allons dites-moi, Mithrandir, que me vaut l'honneur de votre visite ? »

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Gandalf le Gris



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MessageSujet: Re: Nothing Left to Lose (TAURIEL & GANDALF)   Sam 14 Mar - 4:45

C'était une curieuse époque. Le temps défilait à toute vitesse, précipitant les peuples libres vers un avenir croissant d'obscurité. Gandalf avait beaucoup à faire pour préparer, réunir, rallier des opposants à Sauron. . La tache était énorme, ardue. Les hommes étaient divisés et confus, ils avaient besoin d'un leader, d'un homme qui saurait les unir, les guider face aux forces de Sauron, d'un homme qui pourrait raviver le feu sacré dans leur coeur, d'un roi. Le temps des elfes était révolu, leur pouvoir et leur nombre s'épuisaient progressivement et inexorablement. Les nains avaient déjà fort à faire contre des armées d'orques attaquant avec acharnement leurs territoires. Gandalf savait que chaque épée compterait dans le combat qui s'amorcerait bientôt.
C'était la raison de son voyage en Forêt noir. Gandalf avait appris que Thranduil se préparait à lancer un assaut sur Dol-Guldur, une attaque suicide, vaine et aux conséquences dramatiques, selon le magicien gris. Il devait empêcher Thranduil de commettre une folie, de gaspiller inutilement des vies, de priver l'avenir du rôle de son peuple.
Silencieusement il s'approchait d'un groupe de gardes elfes en faction aux portes du palais du roi. Figés, ils observaient effarés le vieux magicien s'avancer à leur rencontre. Il en fallait énormément pour stupéfier un elfe, Gandalf était satisfait de son petit effet. Échangeant quelques brefs regards, l'un d'entre eux s'approcha du vieil homme, un autre disparu dans les entrailles du palais pour annoncer l'arriver du mage.
" Mithrandir, nous n'attendions pas votre visite. Je.... comment ?... Suivez-moi !"
La surprise des elfes était compréhensible, Gandalf connaissait bien Thranduil et la nature des sentiments qu'il portait à son égard, le temps était compté et le magicien ne pouvait se permettre d'attendre des lunes une invitation du roi elfe. L'elfe conduisit le magicien jusqu'en face des portes du palais et réclama sa patience, un de ses supérieurs l'accueillerait bientôt.
L'attente ne fut pas longue et lorsque l'officier se présenta à lui, il eut la satisfaction de reconnaitre Tauriel, qui avait participé à la grande bataille au pied du mont Erebor. Il se souvenait qu'ils avaient pleuré tout deux la mort d'un des compagnons de Thorin, le jeune et brave Kili.

"Gandalf le gris, vous avez prit de grands risques en venant jusqu'ici. J'ose pouvoir dire que vous y êtes le bienvenu"
Gandalf rendit ses salutations à Tauriel, il savait quels dangers il avait dû traverser pour rejoindre le palais de Thranduil et quels dangers il lui rester à affronter.
"Mais ce n'est pas à moi d'en convenir. Je gage que mon Roi sera curieux de connaître la raison de votre venue. Espérons néanmoins qu'il n'en prenne pas ombrage."
Gandalf savait que son arrivée serait très loin de contenter le roi elfe mais il en avait cure, l'avenir de la terre du milieu importait bien plus que l'humeur du seigneur Thranduil. Alors qu'ils traversaient le palais Gandalf s'enquit auprès de l'elfe
" Quelles sont les nouvelles de la forêt noire ?"
Il espérait découvrir si un évènement avait précipité la décision de Thranduil.

Arrivé à la salle du trône, il inclina légèrement sa tête pour saluer le roi elfe. La chose s'annonçait mal, l'accueil de Thranduil, bien que d'apparence chaleureuse, était plein de sous-entendu, Gandalf n'était pas le bienvenu.

« — ... à moins que ce soit nos frontières qui, malgré mes ordres, demeurent perméables »

"Ne soyez pas trop dur avec vos gardes, il est très difficile, même pour un elfe, de détecter un magicien qui ne souhaite pas être découvert."
Il poursuivit, après une inspiration.

"Pardonnez-moi la manière dont je suis venu à vous. Nous vivons des temps sombres, le temps est un luxe que nous ne pouvons pas nous offrir. Je devais vous rencontrer, je ne pouvais pas être retenu à vos frontières."

Il se mit à expliquer la raison de sa présence.

" J'ai appris, de Saruman, que d'inquiétants évènements étaient en préparation ici. Je suis venu trouver quelques éclaircissements et porter conseil à son Altesse."
Gandalf marqua une pause et adressa un regard à chaque personne se trouvant dans la salle du trône.
" Il conviendrait mieux que nous ayons cette discussion en privé. Lorsque vous connaîtrez la raison de mon arrivée, je suis certain que vous apprécierez cette délicatesse de ma part."
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Thranduil



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MessageSujet: Re: Nothing Left to Lose (TAURIEL & GANDALF)   Sam 14 Mar - 23:45



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Thranduil entendit les paroles du vieil homme sans vraiment les écouter. Magicien ou non, ennemi ou pas, aux yeux du roi personne ne devait franchir les frontières de son royaume sans qu'il ne le sache ... car si un magicien - aussi bienveillant pouvait-il être - parvenait à s'introduire dans la Forêt Noire sans être repéré, d'autres en seraient capable, et c'était un risque non négligeable qui pouvait leur coûter leur tranquillité, ou pire encore : la vie.

Les doutes de Thranduil concernant le venu de l'Istari se confirmèrent lorsque Gandalf mentionna le nom de Saruman. Visible et prévisible avaient été les intentions de Mithrandir, mais l'expérience de Thranduil n'y était pas pour rien. Le Roi du Vertbois connaissait les magiciens, et plus encore cet oiseau de tempête qui venait de s'introduire dans son royaume sans invitation. L'urgence de la situation avait bon dos ... la vérité, c'était que les plans de Thranduil n'allaient certainement pas dans le sens de ceux du magicien et qu'il tenait à le persuader d'abandonner sa croisade pour le bien de tous, ce qui aux yeux de Thranduil n'avait jamais été aussi illusoire. Le commun des mortels se fichait bien de ce qui se passait dans la Forêt Noire, preuve en était : les elfes d'Eryn Galen n'étaient-ils pas seuls depuis toujours ? Thranduil n'était pas dupe et particulièrement perspicace, et il ne se laissait pas berner par de telles illusions.

Le roi apprécia cependant la volonté du magicien de ne pas faire étalage de l'affaire dont il était question, aussi Thranduil renvoya-t-il d'un geste de main ses sujets et sa garde sans émettre le moindre mot. Tandis que les elfes s'affairaient au départ, le roi s'approcha davantage du gris pèlerin à côté duquel se trouvait toujours Tauriel.

« — Je sais pourquoi vous êtes là, Mithrandir, mais je crains de devoir vous dire que votre venue est vaine » affirma Thranduil en descendant les marches qui menaient au trône en bois sculpté. Le Roi pressentit le départ de Tauriel, et il l'interpella alors « Restez, Tauriel, cela vous concerne aussi. Il est temps que vous sachiez ... » déclara le roi.

Thranduil connaissait d'avance la position de Tauriel concernant cette faire - dû moins en était-il persuadé - et le roi ne tenait pas à répéter inlassablement ses motivations. Le Seigneur de Vertbois-le-Grand était aussi inébranlable qu'un vieux chêne aux racines profondes : il avait fait de cette mission suicide une croisade, et le fait de voir certain tenter de l'en dissuader le confortait encore plus. Rapidement, la salle du trône se vida, et comme il savait que Tauriel ignorait encore tout Thranduil s'empressa de résumer la situation.

« — J'ai l'intention de reprendre cette maudite forteresse qui fut jadis construite sur les ruines de notre glorieuse capitale d'Amon Lanc, et Mithrandir ici présent est là pour m'en dissuader ... ou peu s'en faut » affirma Thranduil.

Il fit une courte pause avant de continuer, ne laissant à aucun moment l'occasion à ses interlocuteurs de placer une quelconque parole.

« — La vérité, c'est que la question ne se pose pas : je ne serai pas sourd aux leçons de l'histoire » déclara le roi « Vous n'étiez pas là, Mithrandir, lorsque l'Ombre s'est abattue sur le monde. Vous étiez sur votre île dorée aux côtés des Puissants, loin, très loin du tumulte de cette terre. Si vous êtes là pour nous parler des horreurs qui nous attendent, je vais nous faire gagner du temps à tous les deux : j'ai vu les Grandes Flammes de la Dagor Bragollach et ai entendu les pleurs de la Nírnaeth Arnoediad. J'ai vu les ténèbres se propager au coeur du Beleriand et les cités de mes pairs brûler dans le feu et le sang »

« — Les dangers qui nous guettent à Dol Guldur et à l'est du monde, je les connais aussi bien que vous, Mithrandir, si ce n'est mieux. Si nous laissons les ténèbres nous enserrer, nous ne pourrons plus jamais nous en défaire, car les Puissants ne reviendront pas cette fois. Sont-ils jamais revenus ? »


La vérité, c'était que la foi de Thranduil s'était terriblement essoufflée au cours des âges. Si certains principes demeuraient fondamentaux, le Roi du Vertbois s'était éloigné d'un bon nombre de croyances et de pratiques propres aux Eldars. Thranduil n'avait jamais vu l'ouest du monde et son coeur s'était endurcis à l'idée de la bienveillance des Puissants ... mais là n'était pas le sujet. L'intention de Thranduil demeurait fixée sur Dol Guldur. Qu'était un tas de pierres et une nuée d'orques à côté de tout ça ?

Spoiler:
 

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MessageSujet: Re: Nothing Left to Lose (TAURIEL & GANDALF)   Dim 15 Mar - 22:22

Tauriel toujours un genou posé au sol écoutait silencieusement la discussion entre le vieux magicien encapé et son souverain qui les toisait de son apparente suffisance. Les insinuations de celui-ci ne pouvaient être ignorées par la capitaine de la garde royale et ce que Gandalf lui répondit
"Ne soyez pas trop dur avec vos gardes, il est très difficile, même pour un elfe, de détecter un magicien qui ne souhaite pas être découvert." Fit étirer le coin des lèvres de la jeune femme elfe. Elle ne montrait rien mais en son fort intérieur elle éprouvait une certaine reconnaissance envers le pèlerin gris.

* Votre compassion est touchante Mithrandir ... mais ce genre d'argument n'a que bien peu d'effet sur ses exigences en terme de sécurité.*

Mais quand elle entendit ce qui suivit. Tauriel fronça légèrement les sourcils. Elle n'aimait pas vraiment l'idée de laisser son seigneur seul avec un magicien qui bien que foncièrement bon et pacifiste, pouvait se montrer redoutable et capable de bien des ravages s'il estimait nécessaire d'user de ses terribles pouvoirs.

" Il conviendrait mieux que nous ayons cette discussion en privé. Lorsque vous connaîtrez la raison de mon arrivée, je suis certain que vous apprécierez cette délicatesse de ma part."

Tauriel leva les yeux vers le roi d'Eryn Galen afin de lui demander muettement du regard si elle devait effectivement quitter le grand hall royal pour y laisser Le roi de Vertbois-Le-Grand et Le vieux magicien y parler en toute confidentialité. Le roi fit quelques pas en direction du visiteur et pressentit probablement l'interrogation de la capitaine de sa garde. Il posa son regard clair et perçant sur elle pour l'inviter à ne pas quitter les lieux.

« Restez, Tauriel, cela vous concerne aussi. Il est temps que vous sachiez ... »

Tauriel acquiesça d'un simple mouvement de tête et se montra d'autant plus attentive encore à la suite de l'entretient.

« — J'ai l'intention de reprendre cette maudite forteresse qui fut jadis construite sur les ruines de notre glorieuse capitale d'Amon Lanc, et Mithrandir ici présent est là pour m'en dissuader ... ou peu s'en faut »

La responsable de la sécurité du roi avait un part active et effective dans la gestion des efforts de gardien pour qu'il défendent efficacement les frontières boisée de la forêt Noire ainsi que celle de ses habitants. Le projet du roi remettait en cause et chamboulerait à n'en point douter les effectifs et leurs attributions. Combien de lâmes le roi comptait il investir dans cette entreprise? quel allait être le rôle et les responsabilités de ceux qui resteraient en Mirkwood. Cela demandait une restructuration et une étude concrète des moyens qui seraient à sa disposition pour assurer la sécurité de la cité Elfe. Mais ce qui l'inquiéta le plus était encore les chances de réussite d'une telle conquête. L'ancien bastion d'Amon Lanc ne serait certainement pas laissé à l'abandon et sans défenses par les forces de l'Ennemi. Dol Guldur devait très certainement grouiller d'orques armés jusqu'aux dents et près à en découdre pour en garder la moindre pierre.

« — La vérité, c'est que la question ne se pose pas : je ne serai pas sourd aux leçons de l'histoire » déclara le roi « Vous n'étiez pas là, Mithrandir, lorsque l'Ombre s'est abattue sur le monde. Vous étiez sur votre île dorée aux côtés des Puissants, loin, très loin du tumulte de cette terre. Si vous êtes là pour nous parler des horreurs qui nous attendent, je vais nous faire gagner du temps à tous les deux : j'ai vu les Grandes Flammes de la Dagor Bragollach et ai entendu les pleurs de la Nírnaeth Arnoediad. J'ai vu les ténèbres se propager au coeur du Beleriand et les cités de mes pairs brûler dans le feu et le sang »

Tauriel écarquilla les yeux en regardant le sol. Le Roi était il sérieux. Comptait il réellement s'attaquer un cette ancienne forteresse elfe désormais détenue par l'infamie orque.?

« — Les dangers qui nous guettent à Dol Guldur et à l'est du monde, je les connais aussi bien que vous, Mithrandir, si ce n'est mieux. Si nous laissons les ténèbres nous enserrer, nous ne pourrons plus jamais nous en défaire, car les Puissants ne reviendront pas cette fois. Sont-ils jamais revenus ? »

Certes les présages du Roi résonnaient de sens et d'une inquiétante vérité. Si L'Ombre s'installait trop aisément aux portes de la forêt noir, il lui serait plus aisé de l'infilter et de menacer ouvertement la Palais de Mirkwood. Mais se lancer dans une telle bataille laisserait probablement sans vie des centaines de soldats Elfes. Cela Tauriel parvenait difficilement à l'accepter. Le dilemme était oppressant. Les armées du Roi Thranduil devaient elles courir armées de leur courage vers une attaque préventive fort risquée ou les forces de la fprêt noire devait elle se contenter de renforcer ses frontières en laissant la menace de l'Ennemi prendre un peu plus d'assurance chaque Jour.

Mais Thranduil avait raison ... les anciennes alliances semblaient bien désuètes et probablement caduques. Le roi désirait jeter ses troupes dans une reconquête qui n'avait que si peu de chance d'aboutir à une victoire. Tauriel aurait voulu intervenir et tenter de convaincre elle aussi son souverain de la témérité inconsidérée d'une telle entreprise. Mais elle savait pertinemment que même si elle était autorisé à entendre les tenants et les aboutissants d'un projet aussi dangereusement ambitieux, cela ne l'autorisait pas pour autant à en critiquer ou réfuter la perspicacité. Elle n'avait en rien le droit ni le pouvoir de faire une telle chose. Elle devait seulement écouter, se taire et obéir. Se qu'elle fit en esquissant une moue inquiète qu'elle ne voulut pas afficher à son souverain pour qu'il ne perçoive pas cela comme une provocation ou un désaveu.

Comment pouvait elle bien faire pour l'en dissuader sans se mettre dans une énième situation royalement répréhensible.

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Gandalf le Gris



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MessageSujet: Re: Nothing Left to Lose (TAURIEL & GANDALF)   Sam 28 Mar - 4:20

HRP :
Spoiler:
 
Gandalf ruminait les arguments du seigneur de Vertbois depuis un moment, il s'était douté que le roi-elfe ne se rangerait pas aussi facilement derrière sa position. Il trouvait les elfes, et c'était particulièrement vrai pour Thranduil,légèrement agaçants dans leurs certitudes d'avoir toujours raison. Gandalf avait lui aussi connu le mal, quoiqu'en dise le seigneur elfe. Il avait été un témoin attentif des terribles combats menés contre Morgoth et ses forces, il avait eu aussi sa part à jouer, d'une façon discrète, dans la lutte. Aujourd'hui la situation était différente, il disposait de plus de pouvoir, il pouvait influencer le cours des évènements et éviter que des larmes soient inutilement versées, il pouvait s'élever contre le mal et l'empêcher de corrompre la terre du milieu. Thranduil voulait un coup d'éclat, porter un coup à l'ennemi, ce n'était pas le bon moment ni la bonne façon de faire.
«  Je savais que le but de ma venue ne serait pas longtemps un mystère pour vous. Je suis certain que vos décisions sont motivés pour le bien être de votre peuple, je comprends vos craintes, je les partage. Une ombre grandit à l'est et bientôt elle sera suffisamment puissante pour se lancer à la conquête des territoires libres. Pourtant, je vous demande de réfléchir une dernière fois à ce combat que vous vous apprêtez à livrer. Si vous échouez, la forêt appartiendra à l'ennemi, et celui-ci aura un appui au cœur même des terres libres. Et si vous réussissez... Il y'a en Dol-Guldur, une force bien plus puissante que les orcs, une puissance qui ne peut être détruite ni par les lames ni par les flèches, un pouvoir qui vous dépasse. Même si vous rasez Dol-Guldur, vous ne réussirez pas à chasser cette force, elle reviendra, plus forte, plus en colère, elle se vengera. Tant que Sauron ne sera pas vaincu, nous ne pourrons extraire le mal dans la forêt. Notre attention doit se porter vers l'est, vers le Mordor, le cœur du mal. »

Le seigneur Elfe connaissait probablement les risques qu'il prenait, il n'était pas un imbécile ni un inconscient. Mais lorsque le désespoir vient à toucher le cœur, quelques paroles sages peuvent ramener l'individu égarer sur le bon chemin.

« Thranduil, vous êtes le roi de Vertbois le grand, vous n'êtes pas seul. Vous avez des amis, des amis qui peuvent s'élever contre l'ombre qui vous menace, qui nous menace tous... Thranduil... Je demande votre aide, aidez-moi à rassembler une armée contre Sauron, à reformer les alliances de jadis, à réveiller ceux qui ne croient toujours pas que Sauron est de retour. Si vous accepter, je serai à vos côtés. Seuls, nous ne pouvons rien. »

Gandalf marqua une pause, comme si il hésitait à poursuivre puis son regard s'obscurcit, sa voix se fit plus sombre.

« Je ne vous apprendrai pas que l'ennemi se fait de plus en plus en plus organisé. Partout, se lèvent des troupes d'orques, de trolls et d'êtres encore plus sombres. Les neufs ont quitté Minas Morgul. Des rumeurs courent, des voix murmurent Sauron recherche quelqu'un ou quelque chose et il le désire ardemment. Je crains que ce quelqu'un ou quelque chose ne lui donne un formidable avantage sur nous. Il serait sage que nous sachions quel est l'objet de tant d'efforts de la part de l'ennemi et ce avant que lui même ne le découvre. »

Gandalf n'avait pas encore réuni suffisamment d'informations pour parler explicitement de l'anneau unique mais ses sous-entendus étaient clairs. Gandalf craignait que les efforts de Sauron soient porté à la recherche de son anneau, qu'il ait découvert que ce dernier avait fait sa réapparition. Il avait peur que certaines de ces craintes concernant un vieil anneau, découvert par un vieil ami et appartenant aujourd'hui à son neveu, ne se révèlent fondées.
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MessageSujet: Re: Nothing Left to Lose (TAURIEL & GANDALF)   Dim 29 Mar - 23:07



NOTHING LEFT TO LOSE

« Whatever the time, whatever we do,
happiness will always have the taste of yesterday »


Un sourire narquois se dessina sur les lèvres de Thranduil lorsqu'il entendit les paroles du magicien.

« — Et que voudriez-vous me voir faire, Mithrandir ? Combattre aux côtés des hommes aux pieds de la Morannon ? Une telle alliance ne reverra jamais le jour, et vous le savez aussi bien que moi. La force des Hommes s'est éteinte le jour où Isildur a décidé de garder ce qu'il s'était juré de détruire » affirma Thranduil « Et quand bien même elle avait survécu, où se trouverait-elle désormais, et qui pourrait bien la brandir ? La lignée de Númenor s'est éteinte et les Roi du Gondor sont tombés ; et ne me parlez pas de Grands-Pas : je l'ai moi-même rencontré, et aussi noble soit-il le choix qu'il a fait demeure immuable »

Thranduil avait lui-même tenté de le convaincre de reprendre la place qui était la sienne, mais le roi s'était heurté à la droiture de l'homme et de ses convictions. Grands-Pas voulaient bien se battre et mourir pour son peuple, mais il ne voulait pas le gouverner, et Thranduil, dans un sens, le comprenait : il était mille fois plus facile de conquérir un trône que de le conserver.

Le seigneur elfe fut piqué à vif lorsque Gandalf mentionna les potentiels alliés dont le Verbois disposait.

« — Des amis ? Ne me faites pas rire, Mithrandir ! Cela fait bien longtemps que je sais de quel côté sont réellement nos amis ... où étaient nos alliés lorsque nous avons lancé notre assaut à Dagorlad ? Où étaient nos alliés lorsque Amon Lanc a été prise ? » demanda le seigneur elfe sans véritablement attendre de réponse. Une agitation qui ne lui était pas habituelle s'empara soudainement de lui « Où étaient nos alliés lorsque les miens ont péris à Gundabad ?! » s'emporta Thranduil.

Il resta un instant silencieux, et sa colère sembla s'éteindre, mais elle n'en demeurait pas moins présente : certaines plaies, bien que vieilles, demeuraient encore fraîches dans le coeur de Thranduil. Ce sentiment d'abandon constant n'avait jamais quitté l'esprit du seigneur elfe, et cela lui avait coûté tant ... sa mère d'abord, en des temps immémoriaux, puis son père et enfin son épouse, cette épouse qu'il avait tant chéris et dont il ne restait rien, si ce n'était des souvenirs et un vide démesuré. Mais Thranduil n'oubliait pas non plus son peuple, qui avait autant souffert que lui de ces guerres qu'ils avaient, finalement, menés seuls.

« — Et qui a répondu présent lorsque j'ai informé Curunír de mes projets ? Personne, ni Elrond, ni cette sorci... » Thranduil se reprit « ... ni Celeborn et ses Galadhrim. Au lieu de cela, on vous a envoyé vous, Mithrandir, le Gris Pelerin, l'Oiseau de Tempête, avant-coureur de tant de malheurs et de peines, pour tenter de me dissuader de cette folle mission. Est-ce là véritablement la réponse du Conseil Blanc ? Mes pairs sont-ils si peu clairvoyants ? »

Thranduil n'aimait pas le Magicien Gris, qui ne le savait pas ? Si le Conseil Blanc avait envoyé Gandalf pour le raisonner, le Seigneur du Vertbois n'avait d'autre choix que de prendre cela pour une insulte ... c'était, à ses yeux, le signe manifeste que sa personne, ses paroles et ses volontés n'avaient aucune importance pour le Conseil Blanc. Elrond n'avait même pas pris le temps de venir, quant aux dirigeants de la Lorien ... Thranduil ne voulait même pas en entendre parler. Si Celeborn avait su s'attirer ses faveurs, dans le coeur de Thranduil demeurait une haine tenace envers Galadriel qui jamais, semblait-il, ne serait en mesure de s'apaiser.

La vérité, c'était qu'il était seul.
Irrémédiablement seul.

Thranduil déambula un moment dans la salle du trône, théâtre de tant de choses. Parfois, son regard se perdait au loin, dans les méandres des Halls, comme si de vieux fantômes y résidaient encore. Tel était le cas en réalité. Il y eut un instant de silence presque gênant, mais pas pour lui.

« — J'ai connaissance de ce dont vous parlez » certifia finalement Thranduil « Après le départ de vos amis les Nains, nous avons capturé un orque portant la marque de l'Ennemi. Avant de mourir, il nous a dit ce qu'il servait, et je pense que vous savez aussi bien que moi de quoi il s'agit » affirma-t-il d'un air entendu. Thranduil se souvenait très bien de ce jour « C'est pour cela que nous devons agir maintenant, car lorsque l'Ennemi retrouvera ce qu'il cherche - car il le trouvera - aucune force sur cette terre ne sera en mesure de lui résister : ni l'alliance perdue des hommes et des elfes, ni les nains dans leurs montagnes, pas même les Trois »

Le regard de Thranduil se porta finalement vers Tauriel. Son silence l'étonna, et le Roi n'arrivait pas à savoir si cela le décevait ou, au contraire, le satisfaisait. En la faisant délibérément rester, il s'était attendu à la voir protester à un moment donné, voir même à s'enflammer comme elle savait si bien le faire, et pourtant elle demeurait aujourd'hui silencieuse, presque stoïque. Elle apprenait vite, finalement, et Thranduil était fier d'elle.

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“ It is said that the most beautiful things in this world cannot be seen or touched but only felt with the heart, but there is nothing more blind and deaf than a bleeding heart. Some hearts are not cold, solely broken
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MessageSujet: Re: Nothing Left to Lose (TAURIEL & GANDALF)   Mar 31 Mar - 12:53

La discussion entre son roi et le magicien gris ne manquait pas de concentrer l'attention de Tauriel qui se rendait bien compte que chaque phrases prononcées faisaient grandir un peu plus le fossé qui séparait les points de vues des interlocuteurs. Une tension indéniable et inquiétante que la capitaine regrettait sincèrement. Car même si elle devait reconnaître que les arguments de Gandalf étaient on ne peut plus vrais et sincères, ceux du roi de la forêt noire étaient parfaitement justifiés. Le magicien gris aurait beau scander l'idéal salvateur et réconfrotant des alliances passées, il n'en restait pas moins que ceux qui avaient juré de porter secours aux elfes quand le besoin s'en ferait sentir, ceux-là n'avaient jamais honoré leurs serments. Le peuple des elfes avait déjà tant perdu que la situation exigeait qu'un renversement soit obtenu.

Tauriel soupira crispa légèrement sa main au sol. Même si elle croyait aux capacités de victoire de l'armée de Mirkwood dans une bataille contre les forces obscure de Dol Guldur, elle redoutait néanmoins que beaucoup trop y versent leur sang pour qu'au final tout ceci ne serve à rien à moyen terme. Si la menace évoquée par Gandalf s'avérait aussi grandissante et redoutable qu'il le prétendait, Dol Guldur n'aurait que de bien peu d'importance en comparaison des dizaines d'autres points stratégiques que le Mordor pouvait s'accaparer. Le danger ne viendrait plus alors uniquement de ce bastion, mais de toute part.

Les sous entendus de Thranduil quand à la perte des êtres chers qu'occasionnèrent les différents conflits passés plongèrent la capitaine dans la contemplation triste de celui qu'elle avait elle-même perdu dans la funeste bataille des cinq armées. Kili ... bien qu'elle le cachait intérieurement depuis, le chagrin était encore bien vif et douloureux. Aimer était il un crève coeur impossible à résorber ... Tauriel en avait en tout cas l'amer sentiment.

La voix de son roi l'arracha à cette mélancolie et lui fit de nouveau regarder vers l'avenir. Vers les tourments futurs qui pouvaient être aussi traumatisant que ceux du passé. Mais avait elle le pouvoir d'influer sur les décisions de son souverain?. Certainement pas. Elle le savait pertinemment. Mais alors qu'elle songeait, toujours à l'écoute de la discussion, aux moyens qui étaient en son pouvoir de faire entendre raison à son roi, Tauriel entrevit un éclat de lumière dans l'ombre de la destinée. Il restait peut être une personne qui soit capable de raisonner l'altesse courroucée. Il était une voix que Thranduil pouvait écouter sans se murer dans ses convictions. Cette voix n'avait plus été entendu au palais depuis si longtemps que le souvenir de sa présence lui faisait cruellement défaut. Car s'il était une voix assez chère et claire pour percer la carapace de la détermination de Thranduil, c'était indéniablement celle de son propre fils, Legolas.

Combien de fois le fils avait-il apporté au père le soulagement de la lumière de son courage et de sa bonté? Combien de fois le prince Légolas avait-il déjà apaisé l'emportement royale de sa raison gardée. Tauriel en avait elle même été redevable le jour où au cœur du tourment de la bataille des cinq armées, Legolas s'était personnellement opposé au courroux de son père quand celui-ci s'apprêtait à en abattre le glaive sur la désobéissance et la rebelion de la capitaine de la garde. Tauriel n'oublierait jamais que si le prince de Mirkwood ne s'était pas interposé, elle ne serait probablement plus de ce monde aujourd'hui.

Oui Légolas avait ce pouvoir. Il était capable de tempérer les élans vengeurs de son père. Mais cette présence salvatrice faisait cruellement défaut pour l'heure. Le roi avait grand besoin qu'on lui ouvre le cœur pour y insuffler la paix et la raison. Tauriel ne put s’empêcher de ressentir que si le prince n'était plus en ces murs, c'était en grande partie de sa faute ... une fois encore ... Si elle ne s'était pas laissée emporter par le flot de ses sentiments et qu'elle s'était cantonnée aux rôle et responsabilités qui lui avaient été attribués, Legolas n'aurait pas été contraint pour la sauver de s'exilé lui-même du royaume de son père. Les yeux de Tauriel étaient prêts à s'embrumer de larmes de rage. Elle s'en voulait terriblement. Elle devait réparer ce qu'elle avait brisé. Elle devait rendre le fils à son père. Elle devait retrouver le prince et le convaincre de revenir en Mirkwood. Cela ne pouvait être autrement.

Mais comment pouvait elle faire pour se permettre de quitter son poste au palais royal sans que le seigneur des elfes n'en prenne une fois encore ombrage. Elle doutait qu'en annonçant de but en blanc qu'elle désirait partir pour retrouver Légolas, que le roi lui donne sa bénédiction. Elle se savait sur le fil du rasoir. Agir une fois encore de son propre chef pourrait lui coûter définitivement sa place au palais ... ou pire encore.

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MessageSujet: Re: Nothing Left to Lose (TAURIEL & GANDALF)   Lun 11 Mai - 4:43

Gandalf poussa un léger grognement agacé et balaya d'un revers de main les arguments du roi elfe.
"Si le seigneur Thranduil était en mesure de reconnaitre ses amis de ses ennemis peut-être se sentirait-il moins seul."
De toute évidence les réflexions que le roi elfe avait faites au magicien avaient blessé ce dernier.
"Un magicien n'est l'envoyé de personne, il va où bon lui semble et dit ce que bon lui semble. Si je suis ici aujourd'hui c'est pour vous dire qu'il n'est plus l'heure des lamentations. Il ne vous appartient pas de condamner votre peuple et tout ce qui est bon en ce monde dans un geste fou et plein d'amertume. Bientôt des hordes d'orques et de créatures encore plus horribles se répandront hors du Mordor, il viendront de partout, souillant, pillant, tuant sans que personne ne puisse s'opposer à eux, et la forêt ne sera pas épargnée. Quel impact aura alors votre escarmouche lorsque ce jour viendra ? Aucun je le crains. "
Gandalf s'était redressé et fixait ses vieux yeux de magiciens dans ceux tout aussi anciens du roi Elfe. Le pèlerin gris avait vu dans bien assez de regard cette lueur d'amertume et d'égoïsme signe distinctifs des êtres qui se sentent entourés d'ennemis et mettent leur propre valeur au dessus de celle des autres. Il était fatigué d'avoir à traiter avec de tels individus.
Mais personne n'avait dit que sa tache serait aisée.

" Je crois en effet que notre victoire ne pourra se réaliser que dans l'union des peuples libres.
Aragorn est un homme d'honneur, lorsque le temps viendra il ne pourra échapper à son devoir et à son héritage. Mais plus encore qu'un roi, l'espoir pourrait réveiller et soulever la force des hommes. Cet espoir, vous pouvez l'apporter. Vous êtes prêt à vous battre, faites le savoir, faites savoir que le temps des orques n'est pas encore venu, faites savoir que vous avez besoin d'aide, que les anciennes alliances peuvent et doivent être reformées. Alors d'autres viendront et se joindront à vous, vous aurez redonné espoir aux êtres bons qui peuplent cette terre et à un vieux fou qui croit encore qu'il se trouve un peu de bon sens dans votre tête."


Il lui restait une dernière chose à aborder et pas une des moindres.
" Si l'unique n'a pas été détruit et que l'ennemi est à sa recherche nous avons encore une chance de le découvrir avant Sauron et de le détruire avant qu'il n'est fait de mal. Vous pouvez m'aider encore une fois à ce qu'il ne tombe plus jamais entre les mains de son maître, ni dans aucune autre."


Il se détourna et considéra Tauriel, l'elfe qui avait assisté à cette rencontre agitée mais qui avait gardé le silence. Il espérait que ses paroles, si jamais elles avaient laissés insensibles le roi elfe avaient touchées le cœur du capitaine et qu'elle conseillerait par la suite le roi en faveur de ce que le magicien avait tenté de lui faire entendre. Si Thranduil avait laissé l'officier assister à un entretien d'une telle importance c'est qu'il prenait probablement et étonnamment cas de l'avis de cette dernière.
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